humeurs, mots
Laisser un commentaire

spleen

Ce matin tout est gris,
dehors comme dedans
le ciel s’invite en ouate entre les toits
mon âme opaque ne veut pas se lever
le brouillard confus rend trainant

D’où me vient cette langueur dans le jour naissant
je fouille à tâtons mon mélo intime
obscur sous mes paupières lourdes
je reste aveugle à mon sentiment,
et le couvre en hâte de coquetterie froissée.

La ville mêle sa mine de béton dans une barbe brume
mon gris se noie dedans, aucune issue, pas d’horizon
le volute nous absorbe et digère nos gargouillis
je cogne ma roue et ma peur sourde dans le bitume
les chauffeurs agglutinent leurs stress en files pressées

Spleen

Une feuille tombe
et dans sa chute raconte l’automne
pointue elle fend l’air vers le bas
légère dans sa pesanteur
sa mort est de saison

Et puis… l’astre puissant s’invite lentement par le fond
diffuse ce je ne sais quoi qui soulage et adoucit
à travers les feuilles et les arbres
ce rai de travers qui fait miel de mon noir
la lumière.

 

photo 1 photo 2

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s