Auteur : cath

spleen

Ce matin tout est gris, dehors comme dedans le ciel s’invite en ouate entre les toits mon âme opaque ne veut pas se lever le brouillard confus rend trainant D’où me vient cette langueur dans le jour naissant je fouille à tâtons mon mélo intime obscur sous mes paupières lourdes je reste aveugle à mon sentiment, et le couvre en hâte de coquetterie froissée. La ville mêle sa mine de béton dans une barbe brume mon gris se noie dedans, aucune issue, pas d’horizon le volute nous absorbe et digère nos gargouillis je cogne ma roue et ma peur sourde dans le bitume les chauffeurs agglutinent leurs stress en files pressées Spleen Une feuille tombe et dans sa chute raconte l’automne pointue elle fend l’air vers le bas légère dans sa pesanteur sa mort est de saison Et puis… l’astre puissant s’invite lentement par le fond diffuse ce je ne sais quoi qui soulage et adoucit à travers les feuilles et les arbres ce rai de travers qui fait miel de mon noir la lumière.  

morsure

j’ai fait un rêve un lion m’a mordue bizarrement c’était bon autant que cuisant puis j’ai fui peur d’être hachée menu il était beau il était fou c’eut été un doux suicide sur ma peau, sa trace je la couvre de teint je refais de la peau je regarde ailleurs et j’ai rêvé que je rêvais de sa crinière fabuleuse on courait la savane en riant on dansait l’électro son regard acier me couvait gazelle éprise et transie son sourire me mordait me mordait et je riais, éblouie le corps meurtri je glissais à demi vers un éden de néant. je me réveille un coin de peau me gratte les rêves sont bizarres un morceau de coeur y est resté.